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Retour vers le passé

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Posted By La Arponneuse

Aaah l’école, quelle joie d’y aller !

J’avais envie de vous raconter un petit bout de mon enfance.

«Peggy la cochonne», «Gros naseaux» Ça ne leur prenait que quelques secondes pour m’affubler de ce genre de surnom. Cela semblait être une éternité pour moi.

Ces mots résonnaient dans ma tête tous les jours. Depuis l’école primaire, j’étais le Bouc émissaire de ma classe, de mon école. Un départ, assez flou. Lorsqu’on est en cours élémentaire on ne se rend pas forcément compte de ce qui se passe. On est insouciant, inconscient. En d’autres termes ma perception de la situation était trouble. J’avais un jour demandé pourquoi cette situation ! C’était comme demander à un garçon de sortir avec moi, effrayant. La réponse fut simple. Apparemment à l’école maternelle je tapais mes camarades. Selon eux ce serait le juste retour des chose. J’avais demandé à mes parents plus tard, à ce qu’il parait j’avais un sacré caractère et tendance à rester solitaire. Aucun souvenir de cette période! En tout cas la maternelle aurait influencé les événements selon mes camarades de classe.

Bon ou mauvais, je ne faisais pas attention. Ce que j’ignorais ne me gênais pas.
Le plus souvent j’entendais «polluée», «elle est polluée» et d’autres similarités tout en les voyant courir dans la cour de l’école. Quand tu es «petit» tu le prends comme un jeu. Plus tard je comprenais que le jeu n’en était pas un. Il n’était pas plausible d’appeler une personne ainsi dans le but de jouer. Il y avait forcément un fond de vérité derrière. C’est vrai qu’étant petite je n’étais pas très présentable. Lorsque l’on a 7 ans c’est normal qu’il y est des imperfections.

Un sourire peut cacher bien des choses !

Plus tard, en CE2, une des filles de ma classe s’était amusée à me prendre pour son distributeur de bonbons. Je lui servais aussi de punching-ball. Lorsque j’avais des bonbons, elle venait vers moi et était mon amie l’espace de quelques minutes. Une fois les bonbons finis, elle me jetait comme une vieille chaussette. Elle n’hésitait pas à me taper non plus.
Dans mes souvenirs, cette fille me tirait souvent les cheveux. Je me retrouvais par terre à la regarder. Elle se tenait devant moi telle une conquérante.

Je ne me rappelle que de bribes de cette période qu’était mon enfance. On pourrait dire que ce fut la belle vie. En partie, oui. A cet âge je n’avais pas la maturité ni la réflexion pour espérer entrevoir tout ce qui se cachait derrière les actions de mes camarades. Il y a bien des choses qui aurait pu me mettre la puce à l’oreille. Comment ne pas comprendre lorsque les invitations aux anniversaires circulaient partout et qu’aucune ne me parvenait ! Personne ne venait me voir pour ne serait-ce que discuter !

“Lorsque j’arrivais dans un jeu, je me sentais comme un OVNI.”

Les premier mots de mes camarades étaient «polluée», «oh la polluée», «elle est polluée», «ne la touche pas elle est polluée». Les premières fois je le prenais à la rigolade. Je me suis rendu compte des années après que c’était marquant, pas anodin, blessant. Que faire lorsque ça se produit ?    Rien ! J’étais impuissante ! Inconsciente de la gravité de la situation.
A la maison je ne parlais pas de ça, trop concentrée sur les devoirs d’école qu’on me demandait de faire. Les jeux me plongeaient dans un autre monde, un univers d’oubli, une bulle d’imagination, une autre vie. La réalité avait disparu l’espace d’un cours instant. Le retour en classe me rappelait à la réalité !

“Ah l’école primaire ! Quelle merveilleuse époque!”

J’ai un souvenir qui m’a marqué en CM1. C’était une altercation avec un garçon. Ce garçon a dû être sacrément inspiré ce jour-là Il m’avait violemment fait tomber. «Accouches !» Hurlait-il sur moi en me donnant des coups de pieds. Pour ajouter en crédibilité il avait posé un ballon au sol, entre mes jambes. J’avais fini en pleure devant le maître si je me souviens bien. Quant à lui je ne sais pas ce qui est arrivé par la suite.

Mis à part ces quelques anecdotes, d’autres petites choses c’étaient produites.

Une élève se faisait des bleus partout et disait que j’en étais la cause. Un surveillant été venu pour me parler de la situation jusqu’à ce que j’en pleure.  Dans l’après midi ma sœur été allé voire la fille en question et la vérité fut rétabli quelques instants plus tard.

Je m’étais aussi fait voler des affaires en classe, mais je les avais vite récupéré. Lors de la pause déjeuné nous avions fouillé les affaires de la personne que l’on pensait coupable. Ce qui avait disparu se trouvait dans son sac à dos.

L’école primaire été rythmée par des hauts et des bas.
C’était le début d’une aventure pleine de rebondissements. Entre collège, lycée et université, il y a beaucoup à raconter.

La suite au prochain épisode !

 

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